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France Télécom : syndicats et salariés demandent une baisse du dividende

Plusieurs syndicats et une association de salariés proposent de ramener le dividende des actionnaires de France Télécom à 1 euro au lieu de 1,40. Soit une capacité d’investissement supplémentaire d’un milliard d’euros.

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Demain mardi 5 juin, les actionnaires de France Télécom auront la possibilité de voter pour une résolution présentée par les représentants des salariés actionnaires – deuxième actionnaire, avec 4,61 % du capital – portant sur le montant du dividende.
Cette résolution, portée par le Fonds FT Actions, un des fonds du plan d’épargne groupe, vise à ramener cette année le dividende à 1 euro par action contre le maintien à 1,40 euro (pour la troisième année consécutive). Elle a été proposée à la demande de la CFDT et soutenue par la CFE-CGC/Unsa et l’Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés de France Télécom (Adeas).
Cette baisse de 40 % préserverait 1 milliard d’euros de fonds propres. Une véritable bouffée d’oxygène dans le contexte actuel. La CFDT en appelle donc à la responsabilité de l’Etat qui, en tant qu'actionnaire principal de l’opérateur avec 27 % du capital, détient les clés du vote de demain. Ce qui reviendrait au nouveau gouvernement à se priver de quelque 300 millions d’euros.

Modèle low cost versus politique R&D

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Pour Ivan Béraud, secrétaire général de la F3C CFDT, « l’Etat, en faisant monter les dividendes pour boucler ses fins de mois, ne doit pas obèrer la capacité d’investissement de France Télécom ». D’autant que l’arrivée de Free Mobile et son modèle à bas coût ont destabilisé le marché. Orange a connu une érosion de son chiffre d’affaires au premier trimestre et SFR préparerait un plan social.
Premiers emplois touchés : les professionnels de la relation client, qu’ils soient en boutique ou sur les plateaux téléphoniques. Selon le SP2C, syndicat patronal des centres d’appels, de 5 000 à 10 000 emplois pourraient être détruits et trois prestataires (parmi les principaux outsourceurs) devrait disparaître .
Pour la CFDT, le secteur des télécoms ne doit pas rentrer dans cette spirale de la concurrence par les coûts mais, au contraire, monter dans la chaîne de valeur. Le syndicat, qui a rencontré le 22 mai dernier Fleur Pellerin, la nouvelle ministre chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, lui a rappelé le rôle que peut jouer l’Etat dans une politique industrielle du numérique. Une politique ambitieuse, passant par l’aménagement du territoire avec l’arrivée du très haut débit mais aussi par le développement de contenus et services innovants. « A quoi bon construire des autoroutes, si ce sont les Américains, avec Google ou Apple, qui roulent dessus sans les avoir financées ? », questionne Ivan Béraud.
Dans ce cadre, le syndicat s’oppose au désengagement de l’Etat de France Télécom, Stéphane Richard, son PDG, proposant, lui, une baisse de 10 % de la participation au capital. Maintenir un lien fort entre l’Etat et l’opérateur constitue, à ses yeux, une garantie anti-OPA mais aussi un outil de politique industrielle. La CFDT rappelle le projet de cloud computing Andromède, qui associe Orange, Thales et la Caisse des dépôts, ou les actions conjointes entre France Télécom et le Fonds stratégique d'investissement (FSI) dans le numérique, notamment auprès de Dailymotion.
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