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Windows Azure devient aussi riche qu'Amazon EC2

Microsoft enrichit son cloud, qui n’était jusqu’ici qu’une plate-forme Paas, avec toutes les fonctions du datacenter et de l’hébergement web.

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Windows Azure n’est plus un cloud dans lequel tournent seulement les applications écrites en .Net, c’est-à-dire pour Windows. Sa nouvelle version permet désormais d'y lancer des machines virtuelles complètes – oui, même des machines virtuelles Linux. Azure est également devenu un espace en ligne où publier des sites web. Sites que l’on remplit, comme chez les hébergeurs, via un accès FTP. Et les codes PHP y sont bienvenus, tout comme les bases de données MySQL.
Si Microsoft se félicitait jusqu’ici de doubler le nombre d’applications hébergées sur son nuage tous les six mois, le cloud de type Paas (Platform as a Service) Azure resterait tout de même loin derrière la locomotive EC2/AWS d’Amazon. C’est ce que prétendent les analystes, bien que ni Amazon, ni Microsoft ne communiquent officiellement les résultats de leur activité cloud.
Désormais, Microsoft offre avec Azure les mêmes fonctions que celles proposées par Amazon.

Toutes les fonctions du datacenter

Sur le plan technique, l’offre d’Azure propose désormais des machines virtuelles persistantes. C’est-à-dire que l’on peut en réserver plusieurs et leur affecter des adresses IP, ainsi que du stockage, pour en faire un véritable datacenter virtuel, ou un cloud privé hébergé dans le cloud public Azure. On trouve des systèmes de cache, pour accélérer les traitements entre des serveurs virtuels qui auraient besoin de se mettre à jour l’un l’autre. Des connexions avec le pare-feu de l’entreprise sont mêmes proposées, pour envisager de déverser la surcharge d’un datacenter à demeure vers les ressources en cloud. C’est ce que proposent les hébergeurs dans leurs offres Iaas (Infrastructure as a Service). Evidemment, les machines virtuelles sont au format d’Hyper-V, la solution de virtualisation de Microsoft. On ne trouve pas encore de module pour mettre en ligne des machines virtuelles VMware, Xen ou KVM.
Côté web, les blogueurs apprécieront de pouvoir réinstaller sur Azure leur plates-formes Wordpress, Drupal, Joomla, Umbraco et autres NotNetNuke. Seul Blogger, de Google, est absent.

La partie Paas s’améliore aussi

Sur la partie historique d’Azure, celle où l’on utilise directement des services en ligne sans devoir installer soi-même des serveurs virtuels, on note l’arrivée de services médias, pour encoder et diffuser en ligne de la vidéo.
Toujours dans un élan d’ouverture, Azure exécute aussi désormais les applications Saas écrites en Python, un langage tout aussi concurrent de .Net que le sont PHP et Java. Encore mieux : Microsoft fournit tous les outils pour publier sur Azure des applications Python, Java, PHP depuis... un Mac.
La guerre avec Amazon est désormais lancée.
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