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Gérer son identité numérique en entreprise

Si de nombreuses similitudes existent entre l'identité numérique d'un individu à l'extérieur et à l'intérieur de l'entreprise, cette dernière se distingue de la première par les contraintes formelles à respecter, les motivations à trouver, le temps qu'on peut y consacrer.

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Jeudi dernier, j'ai participé à une table ronde sur l'identité numérique en entreprise animée par Michel Germain (ClubNet) et organisée par CCM Benchmark, dans le cadre d'une journée «Intranet et RSE». J’étais aux côtés de Jean Daries (Orange) et de Marc Bramoullé (Ubisoft) pour le débat. Celui-ci fut riche, et j'ai beaucoup apprécié d'échanger avec mes deux autres acolytes (1). Voici un petit récapitulatif de ce que j'ai dit et de mes réflexions sur le sujet.

Identité numérique en entreprise et en dehors : même combat

Selon moi, il y a beaucoup de similitudes entre l'identité numérique en entreprise et l'identité numérique en dehors de l'entreprise. Et notamment à trois niveaux :
- Définition de l'identité numérique : il s'agit des traces qu'on laisse volontairement (commenter un article publié dans le blog interne, par exemple) et des traces laissées par d'autres à notre sujet (un collaborateur qui vous mentionne sur un forum). Sans oublier les traces liées à notre navigation ;
- Mécanismes de visibilité : en existant (la simple création d'un profil sur le réseau social d'entreprise suffit), mais aussi en étant actif sur l'intranet (partage de liens, lancement d'une discussion, ajout de commentaires…) ;
- Comportements/attitudes : qu'on soit dans l'entreprise ou sur le Web, on pourra toujours observer des différences, quelquefois importantes, entre des personnes qui osent « se montrer » et ceux qui préfèrent rester en retrait (par timidité, par peur de représailles, par manque de temps…). Ce qui pose la question de l'interprétation de cette implication. Un collaborateur sera-t-il mieux « vu » ou évalué parce qu'il participe plus ou mieux ?

Les spécificités de l’identité numérique en entreprise

Par contre, en entreprise, le contexte étant différent :
- la gestion de son identité numérique repose sur un certain nombre de contraintes : il y a moins de liberté dans la forme et sur le fond, pré-remplissage des profils, il y a souvent une charte des échanges à suivre...
- il faut trouver une motivation : autant, quand on gère son identité numérique sur le Web, les motivations sont nombreuses et évidentes (être identifié comme expert, trouver un job...), autant en entreprise, elles sont plus difficiles à cerner. A quoi cela va-t-il me servir d'être actif sur l'intranet ? Quel est le but, pour moi, et, indirectement, pour l'entreprise ? Evoluer en interne ? Montrer mon expertise ? Identifier les motivations est un bon moyen de convaincre les collaborateurs de jouer le jeu et de s'impliquer (davantage) ;
- les conditions de participation sont à considérer, comme le souligne Anthony Poncier dans la salle : combien de temps y consacrer ? Quand puis-je m'en occuper ? (en dehors ou pendant mes heures de travail ?)

De la gestion des données à la gestion du capital humain

Au-delà de ces distinctions, ce qui me paraît intéressant d'évoquer quand on parle d'identité numérique dans l'entreprise, c'est la nature des informations qui vont permettre de se faire une idée réelle d'une personne. On pense, bien sûr, en premier lieu aux compétences, à la fonction, aux projets auxquels on a participé... mais pourquoi ne pas aussi prendre en compte les valeurs, les passions, les talents...
On le voit, l'identité numérique en entreprise est un vaste sujet, encore en construction, qui amène de nombreuses questions. Mais une chose est certaine, selon moi, c'est qu'on se dirige de plus en plus, du moins je l'espère, vers une gestion du capital humain, par opposition, il y quelques années à une gestion/sécurisation des données. Mais cela ne va pas sans difficultés, que ce soit au niveau du management, de la gestion des connaissances...
(1) Je regrette seulement l'absence de Claude Super, qui devait faire le déplacement depuis Genève mais qui n'a finalement pas pu venir.

Emilie Ogez

Emilie Ogez est responsable marketing & communication chez XWiki SAS et consultante en stratégies médias sociaux et Community Manager dans le cadre de sa société Eolina. A ce titre, elle accompagne les entreprises qui souhaitent promouvoir et développer leurs activités grâce aux médias sociaux. Elle est également formatrice, blogueuse, organisatrice d’événements et auteure. Elle a participé à des publications comme le livre blanc Entreprise 2.0 et en a encadré quelques autres.

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