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Les bonnes recettes pour survivre dans la gestion de processus applicative

Les spécialistes du BPM humain ne sont plus très nombreux. Pegasystems s’en tire avec une offre verticale, des processus préparamétrés et une plate-forme totalement intégrée.

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Au milieu des années 2000, beaucoup pensaient que le BPM applicatif allait exploser. Que les plates-formes de modélisation et d’exécution de processus humains allaient enfin décloisonner les silos des entreprises. Peut-être a-t-on péché par excès d’optimisme. Une preuve ? La quasi-totalité des spécialistes du domaine a depuis disparu (Lombardi, Savvion, Fuego, etc). La bonne santé de Pegasystems fait donc figure d’exception. En trois ans, l’éditeur a doublé son chiffre d’affaires (estimé à 500 millions de dollars en 2012) et a crû d’environ 30 %.

Des applications clés en main

Ces performances s’expliquent d'abord par un positionnement vertical, et relativement haut de gamme (avec une taille moyenne des contrats de 750 000 dollars). L’éditeur s’est longtemps spécialisé dans un seul domaine, la bancassurance. Quand ses concurrents proposent de modéliser et d’exécuter tout type de processus, partant souvent d’une page blanche, Pegasystems développe des applications quasiment clés en main pour certains processus identifiés (oppositions sur carte bancaire, gestion des sinistres…). D’un côté, les projets généralistes s’avèrent plus complexes que prévu, notamment dans la mise à plat des processus par les équipes techniques et métiers. De l’autre, avec Pegasystems, le retour sur investissement du chantier est plus facile à justifier car les entreprises n’ont qu’à paramétrer des écrans et des séquences de BPM déjà modélisées.
Autre spécificité : Pegasystems s’est spécialisé dès le départ dans le « case management » (gestion des dossiers). Aujourd’hui très convoitée par les acteurs de la gestion de contenu, cette discipline exige une capacité à paralléliser et à fusionner des processus interdépendants.

A la recherche d'une taille critique

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Enfin, l’éditeur doit beaucoup à l'exhaustivité de sa plate-forme, laquelle embarque toutes les briques d’un BPM étendu : la modélisation métier de processus, l’exécution de ces processus, et la gestion de règles. Sur le marché, rares sont ceux qui disposent de ces trois éléments intégrés au sein d’un même socle. Les grands éditeurs (IBM, Software AG ou Oracle) ayant préféré racheter des spécialistes plutôt que de développer leur propre offre.
Cependant, si Pegasystems s’ouvre depuis trois ans à d’autres domaines que la banque (énergie, télécommunications, santé ou secteur public), il fait logiquement face à une concurrence plus étendue. Dans ce contexte, il lui faudra rapidement grossir, car sa taille reste modeste face aux géants de l’infrastructure. Un des enjeux sera de raccourcir le cycle des ventes par le biais de produits d’appel. Sa nouvelle offre CRM, issue de Chordiant, pourrait jouer ce rôle.
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