Les quatre opérateurs mobiles réunis à Bercy le 17 juillet
Les opérateurs iront à Bercy pour envisager des mesures préservant l'emploi et l'investissement alors que SFR et Bouygues Télécom suppriment des emplois.
Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif
Comme prévu, les quatre opérateurs mobiles se réunissent à 8h30 mardi 17 juillet chez Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l’innovation et de l’économie numérique. Officiellement, il s'agit d’évoquer avec eux les moyens du retour à un modèle de croissance, au bénéfice de l’emploi, tant au sein des opérateurs que chez leurs sous-traitants et fournisseurs. Cette réunion un peu exceptionnelle est motivée par les annonces de suppressions de postes chez SFR et Bouygues Télécoms et par l'irruption tonitruante de Free Mobile qui a provoqué un électrochoc concurrentiel et des baisses de prix chez les trois opérateurs historiques. A priori, Martin Bouygues et Stéphane Richard feront le déplacement, SFR étant représenté par Pierre Trotot, directeur général, Laurent Laganier, directeur de la réglementation et des relations avec les collectivités et Cyril Poidatz, président d'Illiad, représentant Free Mobile.
Un retour des lignes d'assistance téléphonique payantes ?
Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique
Si le contexte de cette réunion promet d'être houleux, compte tenu des reproches adressés notamment par Bouygues Télécom à Orange pour avoir conclu le contrat d'itinérance 2G et 3G avec Free Mobile, cette rencontre évoquera aussi des mesures concrètes. Leur enjeu est de rendre la potion de la "concurrence low cost" moins douloureuse pour les opérateurs en place et leurs sous-traitants. Selon notre confrère Les Echos, les assistances téléphoniques des opérateurs pourraient redevenir payantes sous certaines conditions (présence en France des téléopérateurs) pour facilier la relocalisation de certains centres d'appels. De même, le gouvernement pourrait remettre en cause, la possibilité pour le consommateur engagé avec un opérateur sur 24 mois, de résilier son contrat au bout de 12 mois en ne payant que le quart des sommes restant dûes. Une mesure pourtant appréciée des consommateurs. Faut-il préserver l'emploi tout en satisfaisant, in fine, le lobby des opérateurs historiques ou continuer de défendre le consommateur : tel est le noeud gordien que devront trancher les pouvoirs publics.
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