En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...

Les leurres du nuage privé

laisser un avis
Attention, l’heure est au cloud intermédiaire ! Après l’infogérance d’hier et avant l’ouverture des grands nuages souverains de demain tels que Numergy ou Cloudwatt, les intégrateurs occupent le terrain en vendant du cloud qu’ils qualifient de privé, par opposition aux clouds publics d’Amazon, Microsoft et consort. Leurs clouds privés, jurent-ils, fonctionnent sur le même principe que leurs cousins publics. L’entreprise loue des serveurs virtuels à un prix cassé, les utilise au travers d’une connexion internet, et le prestataire les multiplie automatiquement en cas de surplus d’activité commerciale à absorber.
L’intérêt du privé se situe en fait au niveau de l’accompagnement du client. L’intégrateur le rencontre et lui propose des services exclusifs à la carte. Il lui vend en option la possibilité de faire des sauvegardes, de regarder sous le capot, d’analyser pour lui les failles ou les dysfonctionnements éventuels, de séparer physiquement les don­nées pour éviter que les virus ne se propagent et, surtout, de prendre en charge pour lui la maintenance.
Les intégrateurs le promettent : toutes ces options exclusives du cloud privé sont la solution idéale pour remettre l’activité IT en route en cas de désastre. Par contre, rien de tout cela chez Amazon EC2 ou Microsoft Azure. Avec eux, un client ne peut guère que louer des serveurs virtuels depuis un site web et s’en servir. Et si un problème se pose, tant pis pour lui.
Mais, finalement, n’est-ce pas mieux ainsi ? Les pannes et la maintenance des ressources en cloud privé sont en effet du ressort du prestataire qui commercialise ce nuage. Pourquoi le client paierait-­il pour qu’on res­taure ses données quand on les lui perd ? Amazon a bien connu des pannes. Mais il les a réparées et n’a présenté que des excuses, pas des factures. En fait, si les entreprises n’ont pas sauté directement de l’infogérance au cloud public, c’est uniquement parce qu’elles ne maîtrisent pas encore le sujet. Pas sûr qu’elles voudront encore des clouds privés quand elles auront compris comment ça fonctionne.
envoyer
par mail
imprimer
l'article


@01Business_fr sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
La France bientôt championne mondiale du numérique ?
Le futur de la carte à puce se joue sans cartes
Attention aux faux amis sur les réseaux sociaux !
L’informatique de demain sera hybride ou ne sera pas !
Pas de droit à l’oubli, mais bientôt une obligation d’oublier pour les entreprises
La mobilité pousse les DSI à se réinventer
Produire en France ne coûte pas plus cher avec une bonne gestion
Transformation digitale : d'autres murs à faire tomber
Améliorer la productivité en entreprise grâce à la recherche prédictive
2014 : l’année qui aura vu les COMEX se mobiliser pour leur cybersécurité ?
10 tendances du marché de l’information géographique pour 2015
L’open source modernise en profondeur le SI de l'Etat
De la difficulté à mesurer l’engagement et la mobilisation de ses clients
Menacées par les géants du web, les banques doivent s’engager pleinement dans le digital
France Connect, un accès universel aux administrations en ligne
Transformation digitale : le lièvre et la tortue
Vite, un Grenelle du numérique
Guerre contre les cyber-escrocs qui envahissent la publicité en ligne
Plongée au coeur d’une cyberattaque
Ebola et les réseaux sociaux