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Serge Pilicer aux Assises du numérique : « Le numérique est le cœur ignoré de la compétitivité. »

A l’occasion des Assises du numérique qui se tiennent à l’université Paris-Dauphine les jeudi 29 et vendredi 30 novembre, Serge Pilicer, président de l’événement, tire la sonnette d’alarme. L’économie numérique n’est pas suffisamment prise en compte par le monde politique.

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Demain et vendredi se tiendront les Assises du numérique à l’université Paris-Dauphine. Alors que le numérique peine à s’imposer dans les débats sociaux et économiques nationaux, ces Assises 2012 donneront un coup de projecteur sur les impacts des nouvelles technologies dans le monde de l’industrie, de la culture, de l’éducation, de la santé ou de l’aménagement du territoire. Décryptage avec Serge Pilicer, président fondateur de l’événement.
Serge Pilicer, président des Assises du numérique.
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01 : Réindustrialisation, redressement productif, compétitivité… Les politiques et les acteurs de économiques cherchent tous des pistes pour renouer avec la croissance. Pourtant, on les entend très peu parler de numérique. Vous comptez réparer cela à l’occasion des Assises du numérique ?
Serge Pilicer : Pour leur cinquième édition, les Assises du numérique, placées sous le haut patronage de François Hollande, sont en effet dédiées à la croissance intelligente, durable et inclusive de la compétitivité économique. Une ambition ? Une nécessité !
Au moment où le centre de gravité du monde se déplace vers le Pacifique, où l’innovation numérique semble devoir se concentrer entre les mains des Etats-Unis, du Japon, de la Chine ou de la Corée, ces deux journées sont l’occasion de savoir où en sont la France et l’Europe dans ce domaine.
Il est clair que, malgré les efforts répétés depuis dix ans des divers gouvernements, des collectivités, des parlementaires, des consulaires, des fédérations professionnelles et bien sûr des entreprises numériques, le numérique n’est pas encore au cœur débat économique et social national. Pas une proposition ne lui est dédiée parmi les 22 du Pacte pour la compétitivité ! Ces Assises, qui recevront Louis Gallois, ne manqueront pas de l’interpeller sur ce point.
01 : Sans donner dans l’angélisme, quelles sont selon vous les vertus portées par le numérique ?
SP : Tout le monde atteste que le numérique est un levier essentiel de la croissance. On loue sa contribution au PIB (5,2% en 2011, quand le secteur automobile pèse 0,6%, pendant que la part du numérique dans la croissance américaine est de 37%), on salue sa capacité à créer de l’emploi (3,7% de l’emploi en France), on le remercie de sa participation à la valeur ajoutée (7,9% de la VA totale du secteur privé)…
La première vertu reconnue des TIC intégrées dans l’économie est même qu’elles contribuent à la compétitivité de tous les secteurs ! Et puis on revient aux anciens modèles, sans savoir que faire de ce « miracle digital »…
Les technologies numériques transforment pourtant considérablement notre société et nos quotidiens. Elles s’invitent dans l’éducation, le commerce, l’industrie, la santé, l’action sociale, les services publics et même dans l’agriculture, la justice, la sécurité, la ville !
Mais la France tarde à s’en emparer, les PME et TPE françaises sont classées au dix-septième rang européen, sur 27, en matière d’appropriation numérique. Les logiciels métier entrent trop lentement dans les entreprises, nombre d’entre elles demeurent absentes de la Toile et renoncent à développer leurs marchés par ce biais, pourtant efficace.
01 : Qu’est-ce qui manque pour que la France franchisse ce seuil et se positionne comme l'une des grandes nations du numérique ?
SP : Pas grand-chose. La matière grise est là. Les entrepreneurs du numérique sont prêts. L’aménagement numérique du territoire n’attend qu’un signe pour devenir un chantier national de 30 milliards d’euros qui permettrait de faire émerger des champions français et internationaux dans le domaine des réseaux à très haut débit... Les start up de l’open data sont prêtes à s’emparer d’un marché européen estimé à 70 milliards d’euros… La France peut-elle se permettre d’hésiter ? Le courage politique n’exige-t-il pas, au contraire, d’ouvrir un grand projet d’investissements, optimiste et ambitieux ?
01 : Quelles sont vos attentes pour ces Assises du numérique 2012 qui démarrent demain ?
SP : Cette année, les Assises du numérique mobilisent l’ensemble des décideurs publics, institutionnels et privés pour faire entendre la motivation et la capacité de toutes les filières à devenir les acteurs clés d’une nouvelle croissance, d’une nouvelle compétitivité. Les entreprises du numérique français veulent développer la France. Les responsables gouvernementaux y semblent prêts. Reste à fusionner volonté d’entreprendre et volonté politique pour permettre au pays tout entier d’entrer irréversiblement dans l’ère numérique.

Assises du Numérique : demandez le programme

Ouvrant les débats, la ministre Fleur Pellerin sera suivie d’un beau parterre de spécialistes du numérique. Avec en têtes d’affiche : les présidents de l’Afdel (Jamal Labed) et de Syntec numérique (Guy Mamou-Mani), le digital champion Gilles Babinet, les dirigeants de Pages Jaunes, de Dailymotion, d’Intel France, de Bouygues Telecom, de Cisco France, de Cloudwatt ou de Numergy.

A noter également les discours de Cécile Duflot, ministre de l’Egalité, des Territoires et du Logement, de Louis Gallois, commissaire général à l’Investissement et de Laurence Parisot, présidente du Medef.

Programme, renseignements et inscriptions sur www.assisesdunumerique.fr

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