En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.

FERMER  x Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...

Le numérique rend schizophrène

laisser un avis
Laure de la Raudière, députée UMP d’Eure-et-Loir, a récemment qualifié de « schizophrénique » l’attitude du gouvernement en matière de politique d’aménagement numérique du territoire. Au-delà de toute conviction politique, elle n’a pas tort. Les socialistes, qui avaient pourtant voté pour la propo­sition de loi des sénateurs Maurey et Leroy avant la présidentielle, s’y sont opposés lors du vote à l’Assemblée fin novembre. Présente à l’Hémicycle le jour du vote, Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique, explique qu’en moins d’un an la situation a changé. La majorité poli­ti­que a changé, certes. Pas le problème des inégalités territoriales en matière de haut et très haut débit. Autre manifestation de cette totale incohérence : début décembre, la ministre s’est réjouie de l’adoption du brevet unique européen. Pourtant, il y a également quelques mois, elle s’était déclarée contre.
Pourquoi, sur ces questions, Fleur Pellerin souffle-t-elle le chaud et le froid à quel­ques mois d’intervalle ? Est-ce par manque de compréhension des pro­blématiques et des enjeux du numérique ? Cela expliquerait son incapacité à se positionner clairement, voire à se faire mener par le bout du nez par des lobbies. A en croire cer­tains dirigeants, Fleur Pel­lerin cernerait pourtant très bien ces dossiers. La ministre ferait-elle, donc, de la politique politicienne ? Fort probable. Au final, c’est certainement un subtil mé­lange des deux. Mais dans un cas com­me dans l’autre, comment insuffler un politique industrielle numérique forte au service du développement de l’écono­mie et de la société fran­çaise, si le cap ou les convictions changent tous les six mois ? Madame Pelle­rin a été à bonne école. Souvenez-­vous, Arnaud Montebourg se réjouissait de l’arrivée de Free Mobile en janvier 2012. Moins d’un an après, il insinuait que le nouvel opérateur n’était pas étranger à la difficile situation économique des opérateurs historiques. Il paraît qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis
 
envoyer
par mail
imprimer
l'article




Newsletter 01net. Actus

@01Business_fr sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
L'Etat mise sur deux cloud complémentaires
Recruter les développeurs autrement peut nous éviter la catastrophe
Avis d'expert : Innover par le digital, la stratégie des leaders... et de ceux qui le resteront !
Culture et numérique, je t’aime moi non plus
France Connect : une clef de voûte pour l’Etat Plateforme
Transformation digitale : le retour des RH ?
Sécurité de l’information : la dette masquée des entreprises
Qui est le meilleur ami de vos clients, Google ou vous ?
Le Retour vers le futur d’un véritable écosystème cloud français
Sécurité, quelles tendances pour 2015 (1ère partie)
De #JeSuisCharlie à RespectZone
Applications mobiles : le porte-monnaie électronique est plébiscité, les beacons pas encore
Collaborer n’est pas le premier besoin de vos collaborateurs
Administration : pour en finir avec les projets IT mal calibrés
Les 10 tendances 2015 dans la data
Commerçants, les soldes d’hiver approchent : 8 conseils pour vous préparer
10 règles à suivre sur le chemin de l’entreprise collaborative
Transformation vers le Cloud : une approche holistique favorable au dynamisme des entreprises
Watermarking : toutes les marques ne se valent pas
Mes prévisions pour 2015