Ne m’appelez plus jamais France Télécom
Selon Le Monde, l’opérateur historique s’apprêterait à abandonner la marque France Télécom pour virer totalement à l’Orange.
Alors qu’une nouvelle année démarre, France Télécom pourrait la terminer sous un autre nom. Déjà largement utilisée, surtout à l’international, la marque Orange pourrait définitivement prendre le pas sur l'appelation historique. « Techniquement parlant, il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton. » C’est ce que relate la direction du groupe dans Le Monde daté du 4 janvier.
L’opérateur n’attend plus que le vote, par son conseil d’administration, d'une résolution dans ce sens lors de la prochaine assemblée générale, prévue le 28 mai prochain. Ce qui suppose le feu vert préalable de l’Etat, qui détient encore près de 27 % du capital de France Télécom.
Déjà, il y a quelques années, Didier Lombard, le PDG de l’époque, avait tenté ce « rebranding ». Selon le quotidien, la série de suicides, qui avait endeuillé le groupe et avait créé un climat social particulièrement lourd, l’en avait dissuadé.
Plus récemment, son successeur, Stéphane Richard, avait initié début 2012, la même approche. Cette fois, c’est la période électorale qui n’aurait pas été propice à des frictions avec les syndicats maison.
De fait, l’attachement du personnel à la marque France Télécom est profond. Elle véhicule un certain nombre de valeurs, notamment celles de service public. La fin de la marque pourrait, de façon symbolique, parachever la privatisation de l’opérateur.
L’essentiel des fonctionnaires partis en 2020
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C’est le 1er janvier 1988 que la Direction générale des télécommunications était devenue France Télécom afin de se mettre en conformité avec une directive européenne libéralisant le marché des télécoms.
Le Monde note, au passage, que d’ici à 2020, l’essentiel des fonctionnaires aura quitté la filiale française. Ils représentent aujourd’hui 60 % des quelque 100 000 salariés mais « leur part va fondre de plus en plus vite », avec le départ à la retraite des fonctionnaires recrutés massivement au milieu des années 70, lors du déploiement de la téléphonie fixe.
A l’externe, le passage à l’Orange présenterait, en revanche, un certain nombre d’atouts. Sur le plan international, notamment, la marque ne serait plus associée à un seul pays qui plus est en crise.
Dans l’Hexagone, la communication autour d’Orange pourrait donner un coup de jeune à l’ex-monopole, bousculé par Free. On notera d’ores et déjà que le nom de domaine www.francetelecom.fr renvoie vers les boutiques Orange.
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