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Premiers doutes sur l'approche française du cloud souverain

Kurt Salmon pense que Numergy et Cloudwatt devront dépasser l'argument de la souveraineté des données hébergées et auront du mal à se battre sur les prix.

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L'année 2013 sera celle où Numergy (Bull et SFR) et Cloudwatt (Orange et Thales), les deux opérateurs français de services cloud souverains, entreront en lice avec leurs centres informatiques d'hébergement, localisés en France. Mais changeront-ils la donne pour les entreprises qui souhaitent faire héberger par des prestataires, leurs données ou leurs applications, et avec quels arguments ? Ce sont les questions que soulève le cabinet d'analyse Kurt Salmon, qui met en doute la pertinence de leur argumentaire, voire de leur modèle économique.
Nés d’une volonté étatique de créer, sur fonds publics, un « cloud souverain » face aux ambitions de géants américains de l'hébergement des données (Microsoft, Amazon, Google), ces deux consortiums, qui ont chacun pour actionnaire à 33 % la Caisse des dépôts, ont axé leur stratégie sur la sécurité des données et leur localisation dans l'hexagone.
Argument pertinent pour certains besoins, la localisation des données et la nationalité du prestataire ne sont qu'un des critères, selon le cabinet d'analyse. « Fiabilité et pérennité du fournisseur, coût total sur l'ensemble du cycle de vie, flexibilité et agilité du modèle et portée géographique sont autant de points qui rentrent en ligne de compte », explique Fabrice Barros, consultant chez Kurt Salmon.

Une bataille des prix sur les offres Iaas, perdue d'avance ?

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Plus grave, « la pertinence de leur business model sera à démontrer ». Si les deux prestataires ont l'intention de guerroyer sur le terrain des prix des offres de serveurs virtuels hébergés (Iaas ou Infrastructure as a Service), la taille critique et une structure de coût très réduite seront déterminantes.
« A ce jeu-là, difficile de concurrencer des entreprises internationales profitant de leurs infrastructures existantes pour proposer des services cloud ! D’autant que le soutien de l’Etat à ces deux projets concurrents et aux ambitions uniquement européennes ne va pas dans le sens de la concentration et des économies d’échelle », estiment les analystes de Kurt Salmon.
Ceux-ci prennent prétexte de la récente décision du Conseil régional de Bretagne en faveur du prestataire Neoxia, qui utilise l'offre Iaas d'Amazon, pour mettre en garde les deux prestataires de cloud souverain.
Selon les analystes, leur réussite passera par une différenciation, ciblant les spécificités françaises et européennes. « La gestion de la paie en France est, par exemple, un processus complexe. Une gestion de paie en mode Saas (Software as a Service) ou BPaaS (Business Process as a Service) avec des données localisées en France permettrait de se démarquer » explique Kurt Salmon. Le débat est ouvert et les stratégies restent perfectibles, sur un marché qui est encore en voie de maturation.
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