Quand les nouvelles technologies bouleversent le travail des fonctionnaires
Les nouvelles technologies modifient, en bien comme parfois en mal, les conditions de travail des agents publics. Le Centre d’analyse stratégique dresse un état des lieux.
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Les nouvelles technologies modifient en profondeur, en bien comme parfois en mal, les conditions de travail des fonctionnaires. C'est ce que souligne une récente note du Centre d’analyse stratégique (CAS) sur l’impact des nouvelles technologies sur les conditions de travail dans la fonction publique.
Côté positif, « la dématérialisation des pratiques de gestion, par exemple moins de formulaires administratifs papier à remplir, permet à l’agent de consacrer davantage de temps à des activités plus enrichissantes et d’exercer plus complètement sa mission ».
Le fonctionnaire 2.0 peut travailler n’importe où et n’importe quand. Ce qui lui permet de mieux concilier vie privée et vie professionnelle. Ces effets positifs participent de la sorte à l’amélioration de l’organisation des administrations et à la qualité des missions des services publics.
Cette note souligne aussi le revers de la médaille des effets de l'introduction des TIC sur les conditions de travail : instantanéité et travail en temps réel, augmentation du rythme et de l’intensité du travail, sentiment de renforcement du contrôle de l’activité, affaiblissement des relations professionnelles, etc.
Les TIC engendrent stress et sentiment d'urgence
Taux d'utilisation des TIC par les agents publics.
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Les effets négatifs les plus répandus sont, selon l'étude, liés à la surinformation que les TIC ont amplifiée. « Celle-ci engendre stress et sentiment d’urgence, en particulier pour les postes nécessitant un usage intensif de l’e-mail. »
Plus grave, la note souligne que la fonction publique se démarque négativement du secteur privé. « Quand les changements TIC sont importants ou combinés à des changements organisationnels, ils se traduisent par une baisse de l’implication des agents publics plus importante que celle des salariés du secteur privé. »
Pour contourner ces obstacles, que la note de synthèse met sur le compte de la résistance au changement mais aussi sur l'inadaptation des méthodes managériales avec les missions de service public, elle souligne « l’importance des dispositifs d’accompagnement pour éviter d’éventuels blocages psychologiques face aux changements ».
Il n'y a toutefois pas de solution miracle. La méthode de la consultation directe des salariés et des agents, « si elle augmente l’implication au travail et le sentiment de reconnaissance pour les changements informatiques, ne suffit pas, dans le secteur public, à faire accepter les changements organisationnels qui les accompagnent ».
Quatre propositions d'accompagnement des changements technologiques
La note d'analyse suggère quelques pistes de recommandations visant à mieux accompagner les agents du secteur public confrontés aux changements technologiques :
• Associer les agents à toutes les étapes des projets TIC ;
• Associer les directeurs des ressources humaines et du budget à l’élaboration des plans TIC et débattre de l’évolution des métiers dans le cadre des projets liés à la conduite du changement technologique ;
• Améliorer les systèmes de formation et valoriser les compétences des agents dans le domaine des TIC ;
• Assurer un pilotage transversal pour une coordination efficace de l’ensemble des services lors de la mise en place des plans TIC.
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