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Retracer tout le circuit d’un produit en un coup d'oeil

En plein scandale de la viande chevaline, GS1 France, l’organisme de normalisation spécialisé dans les codes-barres et de la RFID, a présenté son futur système de traçabilité des produits. Objectif : identifier plus rapidement les fraudes.

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En plein scandale de la viande chevaline, la conférence de presse de rentrée 2013 de GS1 France ne pouvait pas trouver meilleur timing. L’organisme de normalisation, promoteur des codes-barres et, notamment, du fameux Gencode, est longuement revenu sur l’un de ses chantiers qui vise, pour un produit donné, à récolter et afficher l’ensemble des évènements rythmant sa vie : fabrication, expédition, géolocalisation…

Une similitude avec le système de contrôle sanitaire américain

Pierre Georget
Au cœur de ce projet entamé il y a au moins cinq à six ans, le Federated Object Name Server (Fons). Cet annuaire, dont les spécifications ont été publiées en fin d’année dernière par GS1 France, permet à des instances de contrôle, comme les douanes, d’interroger et de réconcilier les serveurs d’évènements des différents acteurs impliqués dans la chaine logistique : producteurs, transporteurs, distributeurs...
« Aujourd’hui, pour identifier une fraude, un régulateur doit reconstituer la vie du produit, tronçon par tronçon, en interrogeant les serveurs d’événements de chacun des intermédiaires de la chaîne », explique Pierre Georget, président du directoire de GS1 France.   
Avec ce modèle, GS1 France adopte une approche similaire à celle de la FDA (Food and Drug Administration ) aux Etats-Unis. Laquelle exige des acteurs de la santé un outil unique de traçabilité capable de reproduire l'e-pedigree d’un médicament, c’est dire l’ensemble de son parcours, sur la base d’une identification unique (en l’occurrence le code GTIN).  « Ce pedigree n’est pas reproductible pour un contrefacteur. Il est bien plus sûr de se caler sur la vie d’un produit que de s’appuyer sur un outil de marquage potentiellement reproductible. Une étiquette, par exemple. »

Le suivi de produit en expérimentation au port du Havre

Le port du Havre expérimente ce nouveau système de traçabilité
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GS1 France expérimente actuellement son système de suivi de produit avec le port du Havre, les autorités de Hong Kong et les producteurs de vin français. Chacun partageant avec les autres ses serveurs d’événements (également appelés Epics). Car bien sûr, cette traçabilité centrale impose aux entreprises d’ouvrir leurs Epics pour que ces derniers soient référencés par l’annuaire central (le Fons).
Une autre condition porte sur le mode d’identification des produits. Leur système de codage devant intégrer un numéro de série unique ainsi qu’une date ultime de consommation. Les tags 2D ou le récent GS1 databar répondent à ces exigences.
Reste qu'avant de convaincre ses adhérents – en premier lieu le secteur de l’épicerie sèche –, l’organisme de normalisation devra résoudre quelques points techniques. Comme celui de l’interrogation des serveurs d’événements.
« Pour savoir quel Epics dispose d’une information sur un produit donné, il faudra concevoir un service de découverte. Une sorte de moteur de recherche », indique Xavier Barras, directeur Innovation & Technologies chez GS1 France. Cette brique permettra également de définir les requêtes types à pousser auprès de ces serveurs.
Une chose est certaine : ce système de traçabilité, avec tout ce qu’il implique de partage et de transparence, prendra plusieurs années avant de susciter l’adhésion des entreprises. C’est regrettable, car comme l’a montré l’actualité récente, il se fait déjà attendre.
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