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Apple et Google investissent dans les énergies renouvelables

Les grands acteurs de l’informatique s’intéressent de très près au solaire, à l’éolien ou à l’hydraulique. Pour une bonne raison: la consommation électrique d’un centre de données équivaut à celle d’une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants !

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Les grands acteurs de l’informatique – Google et Apple en tête – s’intéressent de très près aux énergies renouvelables. Pour une raison simple : la consommation électrique d’un seul de leurs centres de données équivaut à celle d’une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants !
Il ne s’agit donc pas d’une simple opération de communication. Au contraire, ces géants cherchent une alternative à la croissance continue du prix du kilowattheure électrique dans les années à venir. La hausse prévue est telle que « les énergies renouvelables sont moins chères que les énergies carbonées ou que le nucléaire », estimait Eric Schmidt, alors PDG de Google, il y a déjà quatre ans.

Solaire, éolien, hydraulique, hydrogène

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Google vient de réaffirmer cette ligne directrice en injectant 200 millions de dollars dans un parc éolien de 160 mégawatts au Texas. Avec ce projet, le géant du web fait désormais partie des principaux investisseurs nord-américains dans le domaine des énergies renouvelables.
Il totalise en effet plus d’un milliard de dollars investis en deux ans et une capacité de production de 2 gigawatts électriques, l’équivalent de deux réacteurs nucléaires. Il y a quatre ans, Google a installé un datacenter d’une puissance de 103 mégawatts à Dalles (Oregon), juste à côté d’un barrage hydroélectrique, et dépensé plusieurs centaines de millions de dollars dans différents projets photovoltaïque : eSolar (spécialiste des héliostats), Brightsource (construction de fermes solaires), Solarcity (pose de panneaux solaires)…
De son côté, Apple a lancé fin 2011 la construction d’une ferme photovoltaïque de 20 mégawatts, qui concentre plusieurs milliers de panneaux solaires sur 69 hectares. Ce chantier, estimé à un milliard de dollars, comprend aussi une pile à combustible au biogaz de mégawatts. Il fournira 60 % de l’énergie consommée par le datacenter de Maiden (Caroline du Nord).
Apple achète également de grandes quantités d’électricité issue de sources primaires renouvelables et alimente 50 % de son siège social de Cupertino avec les piles à combustible de Bloom Energy. A court terme, cette démarche répond à des contraintes économiques : les géants de l’informatique ne peuvent pas déplacer leurs centres de données existants, alimentés pour la plupart avec des énergies fossiles. Ils comptent donc sur ces investissements pour réduire le poids des taxes carbones qui pèsent sur leurs épaules.

HP et AMD intéressés

A plus long terme, tous espèrent se positionner sur de nouveaux marchés liés à l’énergie. Après Google et son datacenter flottant alimenté par la force des vagues, Apple vient de déposer un brevet sur la « génération à la demande d’électricité à partir d’énergie éolienne stockée ». L’idée est de lisser la puissance nominale de l’éolienne pour faciliter son usage direct plutôt que d’avoir à réinjecter sa production dans le réseau. Comme Google, Apple vise ainsi l’autonomie énergétique.
Ces innovations intéressent HP et AMD. Avec son concept Net-Zero Energy, le premier veut déconnecter les petits datacenters du réseau électrique en s’appuyant uniquement sur des sources d’énergie locales et renouvelables. Objectif? Conquérir le marché des pays émergents. De son côté, AMD espère généraliser des réseaux de petits centres de données en container, distribués sur une vaste zone géographique, et autonomes.

Cet article a été publié dans 01 Business & Technologies du 14 février

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