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Nouveaux pouvoirs et modes de travail pour l’entreprise collaborative

Trouver les bons experts pour remplir une mission prédéfinie est l'une des promesses des réseaux sociaux. Si la pratique fonctionne sur des plates-formes publiques, elle peine à s'installer dans les entreprises.

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Vous avez probablement entendu parler de services comme Airbnb, site communautaire de location de logements, ou encore Zipcar, site de location de voitures basé sur l’autopartage. Ces modes de consommation émergents, appelés en anglais collaborative consumption, participent à la nouvelle économie du partage (sharing economy). Ils sont en train de bouleverser des industries comme celle de la location traditionnelle de logements ou d'automobiles et mettent à mal leurs acteurs historiques. Leur succès démontre que la valeur de l’offre et la puissance du modèle résident dans la capacité d’accéder à ce dont on a besoin quand on en a besoin plus que dans la possession du bien en question.

Le pouvoir n’est plus dans la possession, il est dans l’accès aux informations ou à la connaissance

Le parallèle est facile avec tout ce qui touche à l’immatériel comme les informations et la connaissance. On le voit déjà sur les réseaux sociaux grands publics : ceux qui ont un vrai pouvoir, ce sont ceux qui obtiennent de leur communauté des réponses rapidement lorsqu’ils les interrogent.
Malheureusement, la faible maturité des organisations dans les usages collaboratifs bloque le partage des savoirs sur des espaces tels que les réseaux sociaux d’entreprise : l’accès à la bonne information, au bon moment, n’est pas facilité. L’entreprise peine à puiser dans ce capital pour gagner en efficacité. A l’heure actuelle, elle aurait pourtant tout à gagner à fédérer cette intelligence collective pour mieux appréhender les exceptions rencontrées au quotidien.

Le développement du travail en mode mission

Pour faire face à ces exceptions ou particularités, l’organisation constitue des équipes dédiées souvent pluridisciplinaires. Celles-ci rassemblent des collaborateurs ou partenaires externes travaillant ensemble le temps d’une mission.
Face au coût de recrutement et au maintien des experts dans l’entreprise, l’organisation moderne aura de plus en plus recours à ces talents externes en mode Worker as a Service référencés à travers des plates-formes comme eLance.com. Ces services aident les entreprises à trouver des experts, en proposant des appels d'offres aux membres d'une communauté. Le système de recommandation et les tags d'expertises permettent de choisir rapidement la personne la plus adéquate pour une mission donnée.
Dans un contexte où près des deux tiers des salariés se disent aujourd’hui en perte de sens dans leur emploi, ces nouveaux modes de collaboration sont gagnant-gagnant. Ils se développeront d’autant plus que les organisations augmenteront leurs pratiques collaboratives.

L’émergence de nouvelles formes d’organisation, en écosystème

Finalement, l’entreprise agile est celle qui sera capable de mobiliser les bonnes ressources au bon moment et dans les meilleures conditions pour réaliser une mission donnée. Crowdsourcing et outils collaboratifs offrent aux organisations l’opportunité de répondre à ces problématiques.
Grâce aux développements des technologies et services web, le partage d’informations entre donneurs d’ordre et fournisseurs est déjà simplifié. Ils permettent aux entreprises de se focaliser davantage sur leur cœur d’activité. Je vois dans ces réseaux de petites structures expertes, composées de collaborateurs et de ressources externes passionnés, le signe d’une plus grande performance. La mise en place d’un réseau social d’entreprise est la première étape vers la construction de cette entreprise étendue. Mais, pour cela, il ne doit pas se limiter à un usage interne. Pour délivrer toutes ses promesses, l’entreprise collaborative passe par l’ouverture de son réseau social à l’ensemble de ses parties prenantes, notamment ses partenaires, fournisseurs et clients dans une logique d’écosystème dynamique.

Philippe Pinault

Entrepreneur, passionné d'internet, des produits et des usages associés au web communautaire, Philippe Pinault crée sa première entreprise alors qu'il est étudiant à l'Ecole des mines d’Alès (promo 2001) sur un projet de commerce électronique. En 2004, il crée blogSpirit, éditeur et opérateur de services de blogs et plates-formes communautaires en marque blanche.

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