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Gemmyo : quand l’impression 3D fait naître de nouveaux business models

La bijouterie en ligne Gemmyo se distingue à bien des égards d’un joailler traditionnel. Pour casser les prix, la start up ne s’embarrasse d’aucun point de vente, ni d’aucun stock : les bijoux sont réalisés à la commande, grâce à l’impression 3D.

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Créé en 2011 seulement, Gemmyo affiche déjà 5 500 références à son catalogue de bijoux en ligne. Un record. La start up permet à ses clients de personnaliser leur bijou en choisissant le métal précieux et la pierre, mais aussi d’adapter la taille du bijou aux mesures du ou de la destinataire. Le secret de la jeune entreprise, c’est l’impression 3D. Aucun des bijoux présentés sur le site n’est réel. Tous ont été modélisés en 3D et ce sont à partir d'images de synthèse que les clients font leur choix. Et ça marche : « Nous affichons un taux de retour inférieur à 0,5 %, la preuve que la qualité des bijoux que nous produisons correspond bien à ce que les gens attendent », explique Pauline Laigneau, cofondatrice du site. Gemmyo dynamite le secteur de la joaillerie traditionnelle et les investisseurs ne s’y sont pas trompés : la start up vient de lever plus de 3 millions d’euros pour assurer son développement.

L’imprimante 3D comme moyen de production

Le très virtuel catalogue en ligne de Gemmyo
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« Ce qui coûte le plus cher dans la joaillerie, c’est le point de vente, généralement situé dans des lieux prestigieux telle la place Vendôme, à Paris, remarque Pauline Laigneau. « Le stock aussi, car les matières premières sont très onéreuses et demandent des mesures de sécurité très couteûses. » En vendant sur le Web, Gemmyo se passe de points de vente, et avec l’impression 3D, il se passe de tout stock. En effet, le joaillier virtuel ne dispose aucun des articles présenté en ligne dans ses entrepôts. C’est au moment où l’internaute achète un bijou sur le site que sa fabrication est lancée.
L'entreprise peut s’appuyer sur trois imprimantes 3D, qui peuvent produire environ 50 bijoux par jour chacune. En effet, si l’imprimante peut produire simultanément plusieurs bijoux sur son plateau, la précision demandée implique des durées d’impression plutôt longues : de trois à neuf heures pour que l’imprimante livre son lot de moules. Car pour l’heure, les imprimantes 3D n’impriment pas les métaux précieux directement : elles génèrent un prototype qui servira à la microfusion du bijou final. La précision du procédé atteint une précision de 25 microns, « plus fine que celle due à la main humaine », remarque Pauline Laigneau. Un artisan assure les finitions et serti les pierres, puis le bijou peut être envoyé au client.

Un nouveau business model

La bague Borgia : à gauche le modèle en résine, à droite le bijou fini
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Un tel fonctionnement permet à la start up d’afficher, selon ses fondateurs, des tarifs inférieurs de 30 à 40 % sur ceux pratiqués par les joailliers traditionnels. De plus,  elle achete les pierres et l’or après que l’internaute ait passé sa commande et l’ait payée, ce qui permet à Gemmyo de fonctionner avec un BFR (besoin en fonds de roulement) négatif. « Avec 5 500 références en ligne, nous sommes d’ores et déjà la plus grande joaillerie d’Europe. Le bijou est un produit très approprié à la vente en ligne : très concentré en valeur, son expédition ne coûte pratiquement rien par rapport à sa valeur. En outre, on travaille avec différents ateliers et artisans. On est très attaché à cette éthique de faire produire nos bijoux en France. » L’imprimante 3D utilisée comme un moyen de ramener une production industrielle en France est d’ores et déjà une réalité pour Gemmyo.
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