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Pour François Hollande, la réindustrialisation passera par le numérique

Big data, cloud, objets connectés, cybersécurité, services sans contact… La «troisième révolution industrielle» qu’appelle de ses vœux le président fait la part belle au numérique. Seize des 34 «plans de reconquête» sont teintés de digital.

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Ce jeudi 12 septembre, Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Economie numérique, devait être aux anges aux côtés du président de la République. Devant un parterre de 500 chefs d’entreprise, François Hollande présentait les priorités de la politique industrielle française. Et le numérique figure en très bonne place parmi les 34 « plans de reconquête » définis par le Conseil national de l’industrie (CNI) au terme d’un an de travaux. Au moins 16 de ces filières le concernent directement ou indirectement.
Ces plans doivent redynamiser l'industrie française et créer potentiellement – selon le cabinet McKinsey – 480 000 emplois en dix ans en associant par filières les acteurs économiques et industriels avec le soutien de l’Etat. La BPI, le Commissariat général à l’investissement et les différents opérateurs publics seront mobilisés pour leur mise en œuvre. S’il n’y a pas de budget dédié à ce programme, l’Etat contribuera à hauteur de 3,5 milliards d’euros puisés dans les investissements d’avenir. Et tous les six mois, les 34 plans seront passés en revue, a tenu à préciser François Hollande.

L’Administration, vitrine des services sans contact

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L’avenir de cette « Nouvelle France Industrielle » passera par le big data. Le gouvernement veut faire de notre pays la référence mondiale dans le traitement de grandes masses de données. Le plan dédié couvre la formation de « data scientists » pour pallier la pénurie de compétences, l’ouverture d’un « centre de ressources technologiques » pour accélérer la croissance des start up ou le financement de fonds d’amorçage dédiés.
Idem pour la filière « objets connectés » qui a pour ambition – en s’appuyant sur le tissu de start up – de peser sur la scène internationale. « Qui sait que, sur les 12 premiers objets connectés les plus vendus aux États-Unis sur l’Apple Store, cinq sont français ? », interroge le dossier de présentation.
Pour soutenir le cloud à la française, le plan prévoit une « structuration » des acteurs (OVJ, Gandi, Numergy…) afin, notamment, d’arriver à une normalisation et une meilleure sécurisation des données. Un guide de bonnes pratiques doit aussi favoriser l’appropriation du cloud par les utilisateurs.
Au-delà de la notion de cloud souverain, le gouvernement entend garantir l’indépendance du pays en matière d’infrastructures grâce à un plan « souveraineté télécoms ». Souveraineté également en matière de cybersécurité. « La montée en puissance de l’Anssi (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information  – NDLR), avec son rôle structurant en appui des politiques publiques et d’animation de l’écosystème, constitue un réel atout pour la France », estime le gouvernement.
Dans le domaine des supercalculateurs, il se félicite également que la France soit l’un des rares pays à disposer d’acteurs qui couvrent toute la chaîne de valeur de la simulation numérique, de la conception de systèmes de calcul avec Bull jusqu’aux logiciels de simulation et de conception assistée avec Dassault Systèmes. Pour développer les services sans contact, l’Etat et les collectivités locales donneront un coup de pouce par le biais de la commande publique, l’e-Administration servant de vitrine d’un savoir-faire hexagonal.
Le numérique est, bien sûr, au coeur du plan « usine du futur » qui associe prototypage rapide, interfaces homme-machine, robotique, réalité augmentée, impression 3D, intelligence artificielle et design. Enfin, n’oublions pas les autres plans en faveur de l’e-éducation, de l’hôpital numérique, des réseaux électriques intelligents, des textiles techniques et intelligents, des véhicules à pilotage automatique.

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