En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...

Deloitte dévoile les dix tendances technologiques 2014

C’est en observant plusieurs de leurs clients que les analystes de Deloitte ont dégagé les dix principales tendances technologiques qui illustrent la transformation numérique des entreprises en 2014.

laisser un avis
Enrichir les équipes avec des compétences métiers. Tel est aujourd’hui le leitmotiv des DSI, patrons de l’innovation et autres directeurs des activités numériques. Les défis à relever sont en effet autant du côté des technologies à mettre en œuvre que des nouveaux services (relation clints, marketing, conseil, assistance à créer). Pour comprendre la démarche des entreprises et repérer quelques bonnes pratiques, les analystes du cabinet Deloitte ont observé autour d’eux tout ce qui se mettait en place, notamment chez leurs clients pour dégager ce qu’ils estiment être les tendances technologiques à suivre en 2014. « Ce ne sont pas des prévisions bâties sur des études chiffrées mais bien des observations sur le terrain, confie Eric  Delgove, Associé Conseil, responsable des activités Technology chez Deloitte. Nous dégageons cinq tendances dites de rupture et cinq autres accélératrices (voir encadré, ndlr) ».
Tendance 1 - Le DSI s’inspire du capital-risque
Parce qu’on attend de lui qu’il démontre la valeur des systèmes dont il s’occupe et qu’il prenne des risques, Deloitte estime que le DSI peut être assimiler à un capital risqueur. Il doit gérer un portefeuille logiciels, prendre des risques pour l’enrichir et créer de la valeur. Mais pour Deloitte, citant l’exemple de la structure Orange Fab, le DSI peut aussi faire émerger des startups liés à l’écosystème de son entreprise.  Certains vont même loin en créant des fonds d’investissement pour actionner directement des leviers du capital risque à destination de startups comme cela est le cas pour le Groupe Lagardère ou des grands groupes dans la distribution.
Le super ordinateur Watson d'IBM
agrandir la photo
Tendance 2 – L’analyse de données au cœur des problématiques métier
Business Analytics et big data font les deux termes à la mode et chaque entreprise pense avoir une carte à jouer dans ce domaine pour exploiter ses propres données et être en mesure de proposer de nouveaux services. Problème, comme l’explique Eric Delgove, le terme big data est largement galvaudé et les véritables projets n’en sont encore qu’à leurs touts débuts. Pour illustrer cette tendance, Deloitte cite le projet de simulation du cerveau humain sur lequel travaille des chercheurs européens. Ils seraient capables de simuler un vrai cerveau humain d’ici 2023/2024. Dans le privé, Deloitte reprend l’exemple d’une mutuelle américaine Wellpoint qui a loué en 2011 à IBM plusieurs jours de puissance calcul de son ordinateur Watson. Ils ont confronté des bases de données patients, des bibliothèques de vocabulaire médical, et des compte-rendus de détections de cancers. Ils insèrent aussi régulièrement de nouvelles questions pour que le système apprenne de lui-même. Non seulement ils ont fait baisser le taux d’erreur des diagnostics (qui se situait entre 10 et 15%) mais ils ont aussi réduit le temps de traitement des vérifications qui est passé de 12 heures à quelques secondes ! « Mais pour que cette tendance se généralise dans les entreprises, il faut que les DSI ou directions du numérique enrichissent leurs équipes de personnes qui ont des compétences métiers », déclare Sébastien Ropartz, associé conseil chez Deloitte.
Tendance 3 - Améliorer sa compétitivité avec l’innovation ouverte
Deloitte emploie le terme anglais de crowdsourcing industrialzation pour expliquer qu’il faut que les entreprises apprennent à travailler davantage en mode wikipedia. « Ce concept est au départ né dans le secteur public avec l’open Data mais tend aujourd’hui à se déployer au sein des entreprises. Il s’agita par exemple pour une agglomération de demander à ses citoyens de remonter des problèmes , des anomalies repérées dans la ville. L’Administration en question effectuera alors les travaux ou les corrections et assurera un suivi auprès des habitants. ». Les entreprises s’inspirent de ce modèle aujourd’hui avec par exemple le projet Curi qui valide auprès des grandes marques, via des photos prises par des consommateurs que leurs produits sont bien installés dans els rayons.
Tendance 4 – L’expérience client valorisée par un engagement de la part du fournisseur
Les utilisateurs sont a priori prêts à ce que leurs parcours en magasin, leurs achats, leurs consultations soient analysées par les fournisseurs de produits. Ils dressent cependant deux conditions pour que leurs données soient exploitées. La première : ils veulent disposer en retour d’une navigation de qualité, avec des contenus aboutis, cohérents, qui correspondent à leurs besoins. Leur deuxième condition porte sur la protection de leurs données personnelles. Ils exigent de savoir ce que leurs données deviennent une fois enregistrées par les sites des fournisseurs.
 
agrandir la photo
Tendance 5 – Les objets connectés et autres technologies embarquées
Les Américains appellent cela le Wearable Computing. Ce sont tous ces accessoires (bracelets, montres connectées, puces insérées dans des chaussures ou dans le tissu de T-Shirts) qui permettent aux utilisateurs de suivre certains paramètres sur leur état de santé ou de forme. Dans l’univers professionnel, ces technologies wearable peuvent servir à suivre l’évolution des constantes d’un patient, etc. Ces données ont certes un impact sur nos comportements mais en ont aussi sur l’entreprise et ses systèmes d’information. Ces informations transitent en effet en temps réel et nécessitent une bande passante adaptée. D’autres questions sont aussi à relever car nous sommes ici dans une problématique qui concerne la gestion de la vie d’autrui. Ces données personnelles de santé sont critiques. Quel assureur serait aujourd’hui capable d’assumer leur gestion.

Les cinq tendances « accélérateurs »

agrandir la photo

En plus des cinq tendances technologiques dites de rupture (voir ci-dessus), Deloitte a identifié des accélérateurs : des technologies qui vont aider les entreprise à aborder ces changements plus facilement. Deloitte les expose dans son document en citant quelques exemples chiffrés.

1-    Réduire sa dette technique 

Tous les programmes informatiques déployés dans les entreprises ne sont pas forcément optimisés aux besoins ni aux nouvelles architectures des systèmes d’informations. Souvent bâtis sur des couches qui n’arrêteraient plus de s’empiler, leurs modifications et autres mises à jours coûterait jusqu’à 2,6 euros par ligne de code (sachant que certaines applications en comprtent des millions). « S’occuper de cette dette technique pour rendre son informatique plus agile, c’est être certain de ne pas manquer le virage de demain », explique Sébastien Ropartz, associé conseil chez Deloitte.

2- utiliser plus que surveiller les réseaux sociaux

De nombreuses entreprises doivent davantage s’appuyer sur les communautés existantes pour promouvoir leurs produits. Elles peuvent par exemple identifier certains membres de leurs communautés et  créer des sortes d’ambassadeurs. (exemple chez Castorama)

3- Orchestrer son déploiement cloud

Deloitte observe que de nombreuses entreprises cherchent à retrouver une certaine cohérence dans le déploiement de leurs diverses initiatives cloud et mettent en place une plate-forme d’intégration cloud.

4- Passer au mode In memory application

La mode était à repousser un maximum d’opérations dans le cloud, ce plus en plus d’entreprises s’intéressent à la technologie In Memory.  En choisissant ce mode de trascation In Memory, une grande entreprise du secteur aéronautique a améliorer de 1000 fois le temps de réponse des requêtes.

5- Gagner en agilité grâce à Devops

La démarche Devops consiste à standardiser et à automatiser certaines phases de développement. Elle raccourcit le délai dans la prise en compte d’une modification  au sein d‘une application, sans stopper son activité en production. Grâce à Devops, l’application Flickr peut ainsi rester en production alors que son code peut changer jusqu’à dix fois dans la journée. Deloitte cite comme autre exemple la Fnac qui est aujourd’hui capable de mettre en production deux mises à jour quotidiennes sur son site fnac.com.

envoyer
par mail
imprimer
l'article


@01Business_fr sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Le président du Cigref préconise une DSI à deux vitesses
Les 9 défis qui attendent l’entreprise numérique selon le Cigref
Le big data, un nouvel eldorado non sans risque pour les publicitaires
Oracle OpenWorld : cloud et engineered systems, les mots-clés de l’édition 2014
Chez les pompiers, le big data sauve déjà des vies
Comment s’écarter de la DSI sans pour autant l’exclure ?
Plan social en vue à l’informatique de BPCE
Le big data et la sécurité : plus de données... plus de problèmes
Oodrive rachète Active Circle, un expert du stockage big data
Comment aider le cerveau à appréhender le big data
Big Data, radioscopie d’un nouveau gisement d’opportunités pour la grande distribution
On dépensera plus en 2015 !
01 Replay : Coup de pouce à la startup Price Match
La Poste organise un brainstorming géant
Apple et IBM nouent une alliance historique
Coupe du monde : l'Allemagne avait un douzième homme... le big data
Coup de projecteur sur les délicates -mais parfois réussies- relations entre startups et grands comptes
Le plan big data vise à créer 80 000 emplois d’ici 2020
L’innovation, avenir des DSI